Désolé pour l'absence de mise à jour, mais je suis très accaparé par l'université en ce moment. Je devrais récupérer quelques photos de Québec dans les jours à venir. Sachez en tout cas que le printemps semble faire une percée inattendue dans notre froide contrée, et la ville prend un visage nouveau.
Néanmoins, vous savez sans doute que je suis très attentif aux nouvelles venues de France. Et je voudrais dire un mot de la disparition d'Alain Bashung, qui m'a beaucoup peinée. J'ai appris sur le tard à apprécier cet artiste et la richesse de sa musique ("mon père avait raison", pourrais-je dire en paraphrasant Guitry!). "Fantaisie militaire" et "Résidents de la République" font aujourd'hui partie de mon univers musical. Bashung a su créer un rock français de qualité, unique. Son univers était atypique, se distinguait à la première écoute. La fusion de la musique et des textes chargés de poésie, parfois jusqu'à l'énigmatique, était totale.
Bien qu'aimant la nouveauté, je me suis toujours nourri musicalement à des sources plus anciennes. Brel, Nougaro et Gainsbourg ont leur place dans mon panthéon personnel. Leur point commun, et c'en est presque gênant, c'est qu'après leur écoute tout vous paraît fade et insipide ! Je crois bien que Bashung est à leurs côtés...
Allez d'ailleurs voir sur "Libé", les témoignage intéressants de ceux qui aimaient cet artiste. Petit extrait, qui me rappelle le soir où j'ai eu la chance de le voir dans le Grand Théâtre de la MC2, sublime de maîtrise et de charisme : " Je l'ai vu dans les années 80 et j'avais été très impressionnée de le voir nous exposer ses sentiments et d'absorber les nôtres telle une douce éponge; j'avais le sentiment qu'il souffrait pour nous et nous renvoyait cette souffrance par des mots et des textes sensibles rassurants et apaisants. La vulgarité, l'agitation et l'excitation chez lui n'existaient pas; c'était la classe et la pudeur. Il restait magnifiquement immobile sur la scène, nous chantant ses textes elliptiques et poétiques...".
dimanche 15 mars 2009
vendredi 6 mars 2009
J'ai vu New York, New York USA (4)
Des photos de Times Square, lieu très célèbre pour son foisonnement d'écrans géants, de publicités... Ce qui est étonnant sur ces photos, c'est qu'il n'y a personne dessus ! Mais nous étions dimanche, et beaucoup de gens fuient Manhattan où ils travaillent la semaine. Le soir, toutefois, il y avait vraiment foule, mais sans doute celle-ci est-elle deux fois plus importante en temps normal.


mercredi 4 mars 2009
J'ai vu New York, New York USA (3)
J'ai vu New York, New York USA (2)
La première matinée a été l'occasion d'une mini-ballade dans Central Park, vers "Strawberry Fields", non loin de l'immeuble Dakota où John Lennon a été assassiné. D'où la mosaïque "Imagine" que vous devriez voir sur une des photos. Cet endroit est situé tout près du Muséum d'histoire naturelle, que nous n'avons même pas visité en entier tellement il était gigantesque.


J'ai vu New York, New York USA (1)
"J'ai jamais rien vu d'au- / J'ai jamais rien vu d'aussi haut / Oh oui c'est haut, New York USA" : je fais miennes ces perspicaces paroles gainsbouriennes, après avoir eu la chance de passer un week-end "in the city that never sleeps", qu'a chantée Sinatra, mais aussi le grand Nougaro, parlant de New York comme d'un "hyperréaliste rêve"... et je crois que je vais en arrêter là avec les références musicales.
Après un voyage en bus qui aura durée toute la nuit de vendredi (je vous laisse imaginer les douces heures de sommeil passées en étant plié en huit sur un siège), j'ai parcouru NYC samedi, dimanche, et lundi matin. Un séjour trop court pour faire réellement le tour de cette ville, mais qui m'a tout de même permis de découvrir et de visiter de nombreux endroits très impressionnants. J'ai sélectionné quelques photos dans les posts qui suivent, afin de vous donner une idée du séjour.
Précision météo : nous sommes arrivés un samedi matin alors que le soleil irradiait (j'en rajoute un peu, OK...) et nous sommes repartis... en pleine tempête de neige.
mardi 24 février 2009
dimanche 22 février 2009
"Ma femme, c'est moi"

Vu samedi soir au théâtre du Rideau Vert, à 5 min de chez moi, une pièce jouée par un seul comédien en scène, Serge Postigo. Le sujet est original : l'histoire vraie d'un homme, un travesti, appelé Charlotte von Mahlsdorf. Charlotte a traversé les régimes nazi et soviétique à Berlin Est, ce qui en soi est un exploit ! Personnage fascinant, Charlotte a été "Tour à tour conservatrice d'un musée d'antiquités, propriétaire d'un bar gai clandestin, pillarde des victimes du régime nazi, informatrice de la police secrète communiste et icône du milieu gai est-allemand" (1). Serge Postigo joue ce personnage racontant sa vie à l'auteur, mais aussi l'auteur qui interviewe, et tous les personnages qui apparaissent dans le récit de Charlotte. Passant de l'un à l'autre avec précision et brio, ses changements de voix et d'attitude nous suffisent pour identifier celui ou celle qui l'incarne. Pendant 1h30, le comédien se sera livré à cette gymnastique délicate et éprouvante, sans jamais nous lasser. Standing ovation.
(1) : "Pièce de musée" par Christian Saint Pierre : http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1§ion=8&article=62838
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